Corrosion au festival Art&Sciences en Essonne et à Paris

 

 

Pour la 7ième édition de la biennal La Science de l’Art sur le thème « La culture du risque », Anna Mano, artiste qui crée des assemblages inédits à partir de métaux industriels , a choisi d’exposer une œuvre évolutive intitulée « Corrosion ».

Cette œuvre originale est composée de trois sculptures disposées dans trois milieux aqueux représentatifs des eaux de mer, des eaux volcaniques et des eaux industrielles. Chaque sculpture est formée de divers métaux et alliages (fer, acier inoxydable, aluminium, bronze, cuivre, laiton,…) assemblés autour d’un corps métallique en alliage de nickel (eau de mer), en titane (eaux industrielles) et en acier inoxydable (eaux volcaniques). Les phénomènes de couplage galvanique sont donc attendus pour conduire à des évolutions spécifiques des sculptures au fil du temps. Le principe de l’œuvre éphémère est d’accentuer les mécanismes de corrosion pour créer des sculptures qui continuent à évoluer une fois terminées, que ce soit côté matériaux métalliques ou côté solution.

L’artiste, Anna Mano, en binôme avec Damien Féron pour les aspects techniques & scientifiques, cherche à produire une œuvre évolutive dans l’interstice risqué où l’œuvre échappe à son créateur. C’est l’éclosion, l’émancipation de l’œuvre qui sont recherchées et exposées, mais pas toujours visibles. Une utilisation artistique, originale et philosophique des phénomènes de corrosion, ce qui n’est pas si commun.

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